Avec le tournant du premier revival,
les musiciens bretons se sont attachés à innover,
à faire sortir leur musique du carcan dans laquelle
elle se trouvait, faisant référence à une tradition
en perdition. Grâce aux contemporains d’Alan
Stivell, la musique bretonne s’est
lancée dans la voie de la musique évolutive.
Ces changements se sont traduits par l’actualisation
non seulement de l’instrumentation, de l’interprétation,
mais également dans leurs représentations.
Très vite cette musique s’est
scindée en deux courants, l’un militant, l’autre cherchant l’innovation.
Ces deux courants ont néanmoins amené l’ensemble de la production
à se rénover. Des groupes comme Satanazet, les
Frères Molard, Alan
Stivell, Gilles
Servat, Gweltaz
ar Fur ont lancé les premiers projets en ce sens.
Mais c’est surtout à compter de la décennie quatre-vingt
que va s’accélérer le mouvement. Les expériences Gwerz,
Barzaz,
Ar
Re Yaouank, Alain
Genty, Jacques
Pellen, Jean-Michel
Veillon, Den,
Roland
Becker, Soig
Siberil, Kornog
et Jean-Louis
Le Vallégant ont contribué à l’explosion expérimentale
du second revival.
Ce sont ces groupes qui donnent à la musique
bretonne toute son actualité et participent à sa pérennité,
par la qualité de leurs recherches.
Jérémie Pierre JOUAN