Ce chemin montagnard tracé par les années
Dans la terre alpine de ces quelques sommets
Promène mon être solitaire et damné
Suivant la nature d’altitude assommé
Fuyant mes congénères au mépris si blessant
Je m’élève au dessus de ces mondanités
Mu par mon désespoir je gravis me pressant
Le long dénivelé loin de l’humanité
Autour de moi l’abîme soudain j’ai le vertige
Attiré par le fond le vide déchirant
Immobile et tendu la vie qui me fustige
Aux regrets de n’avoir accompli l’enivrant