C’est dans ce monastère aux murs noircis par l’âge
Que survivait cette âme affolée de ses songes
Silence monacal digne d’un long veuvage
Et le vide oppressant que l’attente prolonge
Une jeune croyance qui seule se soulage
Dans un dogme secret humiliant le profane
La foi rendue cruelle de promesses sauvages
Qui dessèche les corps jusqu’à ce qu’ils se fanent
Longue pénitence sa montée au calvaire
Dans ce cloître roman, pour ses amours gothiques
Le divin sacrifice au cirque s’est ouvert
La mort du condamné dans un jeu pathétique